Le bateau est certainement l’un des symboles de liberté les plus forts avec la moto. Beaucoup de Français rêveraient de pouvoir en posséder un, que ce soit pour naviguer sur les voies fluviales, les canaux ou bien sûr en pleine mer. Au même titre que l’achat d’une voiture, il y a des règles à respecter et des astuces à connaître pour que cela se passe au mieux, sans faire d’erreur coûteuse. 

Le prix et les charges

C’est bien évidemment ce à quoi on pense en premier : quel est votre budget pour acquérir le navire de nos rêves ? Mais il ne faut pas non plus omettre qu’il y a bien des coûts cachés qui se greffent à l’acquisition d’un bateau. Pour se faire une idée du montant, il paraît qu’il faut compter environ dix pour cent du prix total du bateau au maximum par an comme total de charges à payer. Cependant, pour de petits modèles, on peut diviser par deux ce pourcentage approximatif. Quoi qu’il en soit, la somme dépend de plusieurs facteurs. La taille du navire, le nombre de jours d’utilisation et le type de navigation, puis le nombre d’options et d’équipements annexes, comme l’habillement spécifique pour la vie en mer, comme un vêtement de pluie pour femme, tout doit être anticipé.

Pour se faire une idée du nombre de points à prendre en compte pour calculer son budget de revient, voici une liste non exhaustive de ce qui est à considérer :

  • Les assurances : il faut prendre rendez-vous avec un agent spécialisé dans la sécurité nautique afin de recevoir un devis. Il y a une assurance obligatoire, la responsabilité civile, puis d’autres qui sont facultatives et qui couvrent mieux.
  • L’amarrage : tout dépend de l’endroit où l’on s’arrête. Parfois, il est plus économique de s’amarrer un peu plus loin que ce que l’on avait prévu. Lorsqu’on prend sa décision, il faut vérifier si le prix comporte l’eau et l’électricité dans le forfait proposé.
  • L’intégralité de l’entretien : cela concerne le moteur et les équipements, ainsi que la coque. Il y a plusieurs pièces du bateau qui demandent une révision régulière, comme les anodes ou les canots de sauvetage, les batteries, les filtres moteurs, etc.
  • L’essence pour les bateaux à moteur : c’est certainement la plus grosse somme à prévoir, en fonction de la taille du navire. Les skippers et autres vendeurs spécialisés savent estimer correctement le budget annuel. 
  • L’hivernage : si l’on ne sort pas son bateau en hiver, il faudra entrer en relation avec des entreprises spécialisées dans l’hivernage pour recevoir un devis. Elles peuvent, en plus de proposer la garde, réaliser des tâches de nettoyage dans certains cas.
  • L’entretien et le contrôle technique : en général, il faut un contrôle entre la deuxième et la troisième année de vie du navire, sinon c’est tous les cinq ans.

Faire le bon choix

Un bateau peut se présenter sous de nombreuses formes, bien plus que les véhicules sur route : soit avec des voiles ou avec un moteur, plutôt pour la course ou la plaisance, pour faire de la pêche ou bien pour faire du sport, être seul ou bien en famille… Il y a de nombreuses questions à se poser au préalable avant de craquer pour un bateau qui nous plait esthétiquement. Il est important d’intégrer une notion essentielle à la navigation : chaque bateau a sa propre utilité et il peut être dangereux de ne pas en tenir compte. Afin de bénéficier de conseils, on peut faire appel à un courtier qui pourra nous aider à acheter le bon modèle en fonction de son expérience, de son profil et de ce que l’on souhaite faire avec sur le long terme.

Partir en recherche du bon plan


Après avoir bien identifié nos besoins et vers quel type de bateau on va se tourner, il suffit de faire comme pour une voiture : aller éplucher les petites annonces et les sites spécialisés tenus par des professionnels. Il y a plusieurs adresses web disponibles pour ce faire, que l’on souhaite acquérir une occasion ou un modèle flambant neuf. Une fois que l’on a trouvé son coup de cœur, il faut partir en visite… Si possible sans être seul. En effet, surtout si l’on est un débutant, mieux vaut faire cette dernière étape avec quelqu’un qui s’y connaît. Au-delà d’un premier tour, il faut en refaire un autre en s’attardant sur plein de détails, également comme on devrait le faire en inspectant une voiture d’occasion. Il s’agit de vérifier si les meubles et la boiserie sont en bon état, sans défauts ou pire encore, en voie de pourrir à cause d’une mauvaise isolation à l’humidité. Dans le cas où l’on souhaite entrer dans les détails, on peut tout à fait demander (encore dans le cas d’une occasion) de faire sortir le bateau de l’eau afin de vérifier si l’intégralité de la coque est en bon état. On ne peut pas faire autrement. Enfin, dans l’éventualité où tout est opérationnel, il n’y a plus qu’à le tester en conditions réelles et à procéder à l’achat.